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Prototype ou v1 : la différence qui décide de votre lancement

Un prototype impressionne en démo. Un v1 survit au premier vrai client. Confondre les deux coûte cher.

  • Produit
  • v1
  • MVP

Trois mots circulent dans toutes les conversations de fondateurs : prototype, MVP, v1. On les emploie comme synonymes. Ils ne le sont pas — et la confusion se paie au moment précis où elle fait le plus mal : devant le premier vrai utilisateur.

Le prototype est fait pour être jeté

Un prototype répond à une seule question : « est-ce que ça vaut la peine d’être construit ? ». Il existe pour une démo, un test utilisateur, une levée. Il a le droit d’être branlant sous le capot, parce que personne ne va vivre dedans. Le piège classique : un prototype qui impressionne tellement qu’on décide de le « finir » au lieu de le réécrire. On vient de transformer une maquette en dette technique.

Le v1 est fait pour durer

Un v1 répond à une autre question : « est-ce que ça tient quand un vrai client s’en sert tous les jours ? ». Le modèle de données est solide. Les cas d’erreur sont gérés. Les paiements fonctionnent vraiment, pas en mode démo. C’est la seule version que je construis — celle qu’un fondateur peut mettre devant un investisseur, ou devant un utilisateur payant, sans broncher.

Et le MVP, au milieu ?

Le « minimum viable product » est devenu un mot-valise. Pour les uns, c’est un prototype un peu plus poli ; pour les autres, un v1 au périmètre réduit. Le mot ne tranche rien. La bonne question n’est pas « est-ce minimal ? » mais « est-ce viable pour un vrai client ? ». Si la réponse est oui, vous parlez d’un v1, quel que soit le nombre de fonctionnalités.

Comment choisir

Choisissez le prototype si vous testez encore l’idée et que personne ne va payer cette semaine. Choisissez le v1 si vous avez déjà des signaux — une liste d’attente, un client pilote, un investisseur qui regarde. La règle simple : dès qu’un utilisateur réel met de l’argent ou des données dedans, vous avez besoin d’un v1, pas d’un prototype déguisé.

Construire le mauvais artefact ne fait pas perdre du code. Ça fait perdre le moment — la fenêtre où l’attention était là et où le produit n’était pas prêt. C’est ce moment qui ne se rachète pas.

Écrire — danilson.daveigaramos.pro@gmail.com

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