Produit & IA · Publié le · 6 min
Site généré par IA : pourquoi il a l’air générique, et comment le corriger
Lovable, Bolt, v0 ou Claude Code livrent vite une page qui tient debout. Ce qui trahit l’IA se vérifie dans le code : titres par défaut, texte de modèle, liens de prévisualisation, page vide sans JavaScript. Voici quoi chercher, et dans quel ordre corriger.
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Un outil comme Lovable, Bolt, v0, Replit ou un agent de code produit en une heure une page qui aurait demandé une semaine. Le problème n’est pas qu’elle soit générée : c’est qu’elle garde souvent les choix par défaut de son générateur — la même structure, les mêmes formules, les mêmes dégradés que des milliers d’autres pages. Les visiteurs ne savent pas toujours dire pourquoi, mais ils le perçoivent. La bonne nouvelle : une bonne partie de ces signes se vérifie objectivement, dans le code de la page.
Ce qui trahit une page générée
Voici ce que l’analyse automatique de la page vérifie, et que vous pouvez vérifier vous-même en ouvrant le code source (clic droit, « Afficher le code source ») :
| Signe | Où regarder | Pourquoi ça compte |
|---|---|---|
| Titre par défaut | La balise <title> : « Vite + React + TS », « Lovable App », « Create Next App » | C’est le titre affiché dans Google et dans l’onglet |
| Description du générateur | La meta description : « Lovable Generated Project », « Created with v0 » | Souvent reprise sous le titre dans les résultats de recherche |
| Texte de modèle | Le texte visible : « lorem ipsum », « John Doe », « Your Company » | Rien ne signale plus vite un site inachevé |
| Liens de prévisualisation | Des liens vers *.lovable.app, *.vercel.app, localhost alors que le site a son propre domaine | Pour un visiteur, ces liens sont cassés ou mènent ailleurs |
| Badge du générateur | « Edit with Lovable », « Made with Bolt », « Made in Framer » | Il rappelle que le site a été généré, et pointe vers un autre produit |
| Page vide sans JavaScript | Le code source ne contient presque aucun texte, seulement <div id="root"> | Aperçus de lien, certains moteurs et robots d’IA voient une page vide |
| Titre en formules | « Révolutionnez », « tout-en-un », « propulsé par l’IA » | Ces mots ne disent ni ce que fait le produit ni pour qui |
Dans quel ordre corriger
Toutes les corrections ne se valent pas. Je les prends dans l’ordre où elles coûtent au visiteur — d’abord ce qui casse, ensuite ce qui trompe, enfin ce qui affadit.
1. Ce qui casse : liens, formulaires, erreurs
Cliquez chaque bouton et envoyez chaque formulaire sur l’adresse de production, pas dans la prévisualisation de l’outil. Un formulaire dont l’action pointe vers une prévisualisation peut envoyer les demandes au mauvais endroit, sans que personne ne le sache. Ouvrez aussi la console du navigateur (outils de développement) : des erreurs JavaScript au chargement signalent souvent une fonction qui ne marche pas. Si le problème est fonctionnel — paiement, connexion, données — c’est un sujet de réparation : Code Rescue.
2. Ce qui trompe : titre, description, texte de modèle, badge
Remplacez le titre et la description par défaut par une phrase qui nomme l’offre, le public et votre nom. Cherchez dans le projet les restes de modèle (« lorem », « John Doe », « Your Company », « example.com ») et remplacez-les par du contenu réel, ou retirez la section. Retirez le badge du générateur (souvent une option de l’offre payante ou un réglage de publication) et ajoutez une image de partage (og:image, 1200 × 630 px).
3. Ce qui affadit : le message et la mise en page
Faites le test du logo caché : si le titre pourrait décrire un concurrent, réécrivez-le autour du résultat obtenu par votre client. Remplacez les illustrations génériques par de vraies captures de votre produit. Gardez une seule action principale par écran. Puis passez sur téléphone : c’est là que les pages générées montrent leurs limites — boutons trop proches, textes trop clairs, chargement lent. Google Lighthouse (PageSpeed Insights, mobile) mesure le temps d’affichage du contenu principal, la stabilité de la mise en page et les contrastes insuffisants.
4. Ce qui reste invisible : le rendu côté serveur
Beaucoup de pages générées sont des applications React rendues entièrement dans le navigateur. Pour un visiteur, ça ne change rien ; pour un aperçu de lien, un robot d’IA ou une partie des moteurs de recherche, la page est vide. Si l’acquisition passe par la recherche, pré-rendez au moins les pages publiques (accueil, tarifs, pages d’offre) : rendu serveur, génération statique ou pré-rendu, selon le framework.
Quand la page est belle mais ne convertit pas
Une fois les signes de génération corrigés, le site peut être propre et pourtant ne pas convertir. C’est un autre problème — clarté du premier écran, formulaires, prix, confiance — que je détaille dans Mon site est beau mais ne convertit pas : dix causes vérifiables.
Avant de lancer, et pour apprendre
Si vous êtes sur le point de lancer une application construite avec l’IA, la question n’est plus seulement l’apparence : connexion, paiements, accès aux données, emails. La checklist est dans ce qu’un fondateur doit vérifier avant de lancer, et Launch Rescue le fait avec vous. Et si vous voulez apprendre à construire et vérifier vous-même une application prête pour la production, c’est l’objet de Build School.
Vérifier votre page maintenant
L’analyse gratuite lit le code réel de votre page et, quand c’est possible, son rendu sur téléphone par Google Lighthouse. Elle vous donne trois constats prioritaires avec ce qui a été lu, pourquoi ça compte et comment corriger — et dit clairement ce qu’elle n’a pas pu vérifier. Si la refonte visuelle est le vrai sujet, Design Rescue s’en charge, sur devis.
Qu’est-ce qui freine vos visiteurs ?
Collez l’adresse de votre page : l’analyse lit son code réel et vous donne trois constats prioritaires, chacun avec ce qui a été lu, pourquoi ça compte et comment corriger. Sans compte.
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